Jeux interdits

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Un garçonnet prend sous sa protection une orpheline recueillie par ses parents. 

Brillant exposé sur les rapports entre enfants. Allégorie poétique sur la mort, la guerre et le passage à l’âge adulte. Dialogues réalistes mis en bouche par de jeunes acteurs d’un naturel déconcertant. Romance charmante dénuée de tous clichés ou élans de mièvrerie, sans note forcée ni factice, et sans prétention aucune. Actions à la fois touchantes et presque glauques, quoique jamais rebutantes. Scénario d’une sensibilité avant-gardiste. Signature intemporelle, réalisation sobre.   

Brigitte Fossey, malgré ses six ans et son visage poupin, est l’incarnation suprême de la féminité. Sa collection de mines facétieuses et de moues déconfites constitue son arme de séduction la plus redoutable. Personnage de Michel, interprété Georges Poujouly, transsudant une douceur quasi-déchirante. 

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Épisodes de colère et d’amour bouleversants . Conclusion déchirante. Trame sonore cultissime.  

Voici un montage amateur ayant pour trame le morceau légendaire composé par Narciso Yeppes. Quelqu’un sur youtube.com a fait un collage floral pour imager la chose… C’est mieux qu’un sombre inconnu qui joue maladroitement de la guitare dans son salon. Et d’abord, les fleurs, c »est zen. Han ? Une bonne grosse corolle, ça vous apaise le rythme cardiaque. Avec une bonne camomille. Adieu. Je vous laisse là-dessus. Nous nous retrouverons la semaine prochaine, pour un autre épisode de Paysages et infusions.

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6 Commentaires

Classé dans Films

6 réponses à “Jeux interdits

  1. Jérémy

    J’ai désespérément tenté d’apprendre ce morceau à la guitare, dans le 11ème arrondissement de Paris, chez un musicien qui ne parlait pas correctement le français.
    Je n’y suis bien sûr jamais parvenu.
    Face à un (énième) échec, j’ai voulu changé de coupe de cheveux. Alors j’ai cherché, puis, de sites en blogs, je suis tombé sur une photo d’un jeune homme brun, une grosse paire de lunettes, une chemise de style apécien, et je me suis dit, je vais me faire celle là. J’ai lu la légende, Xavier Dolan.
    Alors j’ai oublié les cheveux, Jeux interdits à la guitare, puis j’ai suivi l’aventure de ce cinéaste.
    J’ai appelé tous les jours mes boss, qui eux vendaient nos films à Cannes, en leur demandant, tu as vu ? tu as entendu parlé de Xavier Dolan ?
    Et puis, dans la grisaille et la pluie parisienne, j’y ai cru.
    Merci.

    • Xavier Dolan

      hey t’es qui, toi ? on se connaît ?
      pas encore ? c’est drôle, ton message.
      tu travailles pour qui ?
      aimes-tu quand on te pose des questions en rafale ? Oui ? Non ?
      ahha
      anyway, à +

      • L'inconnu à cette adresse

        Hey Hey

        Il y a très peu de chance que nous nous connaissions, étant donné que tu vis à Montréal
        et moi à Paris. Il y avait la possibilité cannoise, mais « dans la série tout le monde est à Cannes, sauf moi », le seul moment palpitant de mon mois de mai fût cette recherche de coupe de cheveux. Qui ne ressemble définitivement pas à la tienne, à mon regret, ma masse capillaire est moins sympa que ta masse.
        est ce que j’ai bien répondu à toutes tes questions ? … Humhum… Ah oui, je travaille dans le ciné indé français.

        voilà, voilà, en attendant d’autres rafales.

  2. J.

    Ca y est, j’ai vu, j’ai vu et j’ai vu.
    je n’ai pas tué la mienne, mais durant 1h40, des questions, en rafale sans doute, me sont venues.
    « aimes-tu quand on te pose des questions en rafale ? Oui ? Non ? »
    Au fait, bravo pour le dripping.

    • Xavier Dolan

      Pourquoi pas, les questions en rafale…
      Merci pour le dripping
      À +

      • J.

        Crois tu en la nécessité des rapports extrêmes pour, ensuite, espérer la sérénité ? La réconciliation est elle vraiment possible entre Hubert et sa mère ? Comment fais tu pour gérer le rapport amour/haine que les publics entretiennent à ton image ? Comment envisages tu le mode de production du film suivant : boîte de prod et/ou co-pro étrangère, avec la France par exemple ? Pourquoi Anne Dorval est elle aussi extraordinaire ? La totale mise à nu au cinéma est elle vraiment salvatrice pour celui qui se livre ? Pour écrire un portrait sans concession et radical de soi même, faut il être courageux, inconscient ou un peu fou ? Qui t’agace le plus, Hubert ou sa mère ? Le journal de Hubert (caméra salle de bain) a t il été réalisé de la même façon que le reste du film, ou entre t il dans une démarche plus intime ? La mère fictive, Anne D, et la réelle, se sont elles rencontrées ? Quel effet cela fait il d’embrasser son meilleur ami durant une séquence club digne de J.Gray ? Quelle est la musique qui passe durant la séquence club digne de J.Gray ? Comment a réagi le professeur qui a inspiré le récit ? Penses tu que les questions posées révèlent parfois plus que les réponses données ?

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